SUJET 2020 PRINTEMPS

« Prendre conscience des enjeux environnementaux c’est réfléchir sur les pratiques architecturales d’aujourd’hui et les raisons pour lesquelles celles-ci doivent changer afin de proposer d’autres manières d’habiter notre monde.»

Ludivine diplômée en 2017

PERMIS DE FAIRE :

PROJETS MANIFESTES POUR IMAGINER L’AVENIR !

> lire la suite

THEME DU SEMESTRE :

COMMENT HABITER AVEC LA FORET ?

Face aux grands enjeux contemporains (climat, biodiversité, inégalités …) l’architecte peut, avec sa culture propre du projet, participer activement à construire un avenir possible. Les pratiques professionnelles classiques subissent des mutations, mais à travers le monde des architectes élargissent les champs des possibles pour bâtir autrement.

Ces architectes revendiquent leurs engagements et leurs valeurs pour construire un futur possible. Beaucoup participent à des démarches expérimentales et leurs projets sont devenues exemplaires et sont des repères pour les jeunes architectes. (Heringer, Li Xiaodong, Bouchain, Wang Shu, Kéré, Madec, Tézuka, Assemble… )

L’atelier revendique ce “permis de faire”. Depuis 6 ans, en sortant hors les murs pour s’immerger dans des territoires ruraux à la rencontre des acteurs afin d’imaginer des projets manifestes pour l’avenir.

LES ARCHITECTES ENGAGÉS REVENDIQUENT LE PERMIS DE FAIRE !

Que signifie le permis de faire ?

1- imaginer et concevoir des architectures interactives (qui ont un impact sur l’environnement, la manière d’habiter le monde en liens avec les milieux, les territoires…)

2- créer des synergies avec les tous acteurs locaux et s’accompagner d’autres champs disciplinaires tels que les paysagistes, les philosophes, les ingénieurs …

3- enrichir sa culture architecturale d’édifices vernaculaires et de projets expérimentaux.

4- Construire une matérialité issue de la mise en oeuvre frugale de matériaux bio-sourcés.

5- élargir les rôles des architectes (médiateurs, conseil, initiateurs de projets)

Chaque semestre, l’atelier offre l’opportunité aux étudiants de venir avec leur culture s’immerger dans un territoire, rencontrer les acteurs et imaginer des projets pour l’avenir soutenable de ces espaces ruraux.

La conception des projets peut se nourrir de ces échanges avec les acteurs, de ces expériences de territoire pour produire des architectures actives.

La démarche s’appuie sur l’analyse de projets expérimentaux qui font désormais référence.

La présentation des projets devant les acteurs est aussi l’opportunité pour les étudiants de devenir des architectes-médiateurs et de participer ainsi à imaginer l’avenir.

Chaque choix de programme, site, modes constructifs, engendre des effets sociaux et des conséquences environnementales. L’architecture dépasse ainsi la question du seul édifice (= programme + site + savoirs constructifs) pour s’inscrire dans les enjeux contemporains et devenir interactive.

Dans l’atelier, les recherches d’interactions sont bienveillantes, hospitalières explorant les manières de vivre ensemble. L’édifice peut revaloriser des lieux, réparer, même réinventer. Il peut aussi être un levier pour un territoire et créer des synergies.

Il est aussi celui qui, sollicitant tous les sens, reconnecte les hommes et les femmes à leur milieu ambiant, aux rythmes des saisons et à soi-même. La dimension poétique de l’architecture est ici revendiquée ainsi que l’esthétique soutenable.

SUJET DE CE SEMESTRE printemps 2020 :

PERMIS DE FAIRE: COMMENT HABITER AVEC LA FORET VAROISE ?

Nous irons à la rencontre des acteurs de la forêt (filière bois et communes forestières) qui s’interrogent sur son futur. Nous apporterons notre culture et notre capacité à nous projeter dans l’avenir avec des projets d’architectures actives et engagées.

1_ Comment l’architecture peut-elle nous permettre d’habiter – d’apprendre – de travailler – de se réunir – de se soigner – de se cultiver en relation avec la forêt ? + Quelles architectures concevoir pour les communes forestières ?

2 _Quels propositions constructives imaginer avec le bois local (le pin d’Alep) associé a d’autres matériaux bio-sourcés ?

3_ Depuis longtemps les architectes ont travaillé avec l’imaginaire lié à la forêt mais aussi à l’arbre (exemple Tézuka, Lina Bo Bardo, sou fujimoto, Patrick Bouchain).

Le territoire est celui du Parc naturel régional de la Sainte Baume avec sa célèbre forêt.

OBJECTIFS

Expérimenter une démarche de projet nourrie par les échanges avec les différents acteurs des communes forestières de la Sainte Baume et de la filière bois paca.

Proposer des projets qui participent par leur exemplarité bienveillante à fonder de nouvelles perspectives d’avenir pour les communes forestières (habiter, visiter, accueillir, travailler, se nourrir … dans une commune forestière Varoise en transition).

Imaginer des architecture actives qui soient en synergies avec leur environnement, les milieux, l’esprit des lieux et les paysages.

Concevoir des édifices, en associant le matériau bois avec d’autres matériaux biosourcés, une matérialité qui soit génératrice d’expériences, de conscience et de poésie renouvelée.

.

EXTRAIT D ELA REVUE DANS LES BOIS ecole d’architecture de H: “Aller «dans les bois», c’est entrer à la fois dans la crainte et l’émerveillement, le chaos et la sérénité. . Ils sont un espace de formes de vie complexes et de destruction écologique; de croissance et de décomposition; de fantaisie et de rituel; des secrets et du contrôle; de se cacher et le caché.
Les bois sont souvent encadrés comme un lieu non urbain; une entité distincte et opposée à la ville – même au monde; un refuge éternel qui peut facilement entrer et sortir, entrer et sortir. Mais combien de nos bois restent encore à exploiter – et à quelles conditions?
En tant que concepteurs, nous rencontrons le bois comme chantier, comme obstacle et comme ressource, territoire à défricher, mais aussi à préserver, cultiver, apprivoiser ou simuler.
Le bois lui-même – ainsi que ses produits comme le bois d’œuvre, la pâte de bois, les produits sylvicoles et le charbon de bois – alimente l’industrie du bâtiment et l’architecture des aliments pour animaux. Dans une période de changement climatique accéléré, les bois de la planète disparaissent, brûlent, menacent et sont menacés par l’existence humaine. Comment pouvons-nous aborder de manière holistique les bois et ses écosystèmes, ainsi que la vie et le pouvoir vivifiant qu’ils contiennent?
Ce numéro de Harvard Design Magazine parcourt les bois pour se réconcilier avec son statut précaire d’habitat et de ressource, et pour remettre en question les hypothèses sur le bois en tant que matériau. Nous ne serons pas «hors des bois» – cette énigme en boucle – de si tôt, même si les bois tels que nous les connaissions, et que nous pourrions encore imaginer, ont cessé d’exister. À l’intersection de la nature sauvage, de l’urbanisation et du mythe, «Into the Woods» embrasse la contradiction, défie la destruction et revisite nos racines, biologiques et architecturales.”

Architecte: Atelier Peter Zumthor & Partner. ©Photography: Per Berntsen




CHARTE FORESTIÈRE DU TERRITOIRE DE LA SAINTE-BAUME

Cette Charte Forestière de Territoire, adoptée en juin 2017, a été portée par le Syndicat mixte de préfiguration du PNR de la Sainte-Baume, devenu officiellement Parc Naturel Régional de la Sainte-Baume le 21 décembre 2017.

Périmètre : 23 communes varoises et 6 communes des Bouches-du-Rhône
Aubagne, Auriol, Belgentier, Brignoles, Cuges-les-Pins, Evenos, Garéoult, Gémenos, La Cadière d’Azur, La Celle, La Roquebrussanne, Le Beausset, Le Castellet, Mazaugues, Méounes-les-Montrieux, Nans-les-Pins, Néoules, Plan d’Aups Sainte-Baume, Pourcieux, Pourrières, Riboux, Roquevaire, Rougiers, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Saint-Zacharie, Signes, Solliès-Toucas, Tourves, Trets

________

Surface du PNR : 84 367 ha 
Surface des espaces naturels boisés : +/- 60 000 ha, soit environ 70% du territoire
Nombre d’habitants : 58 500

Contenu de la charte :

  • Ambition cadre : Inscrire le paysage au cœur du projet de territoire
  • Ambition 1 : Préserver le caractère de la Sainte-Baume, protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et les paysages
  • Ambition 2 : Orienter le territoire de la Sainte-Baume vers un aménagement exemplaire et durable
  • Ambition 3 : Fédérer et dynamiser le territoire par un développement économique respectueux de l’identité du territoire et de la valorisation durable de ses ressources
  • Ambition 4 : Valoriser la richesse culturelle du territoire et renforcer le vivre et le faire ensemble

LIENS

LA FEDERATION DES COMMUNES FORESTIÈRES

ASSOCIATION DES COMMUNES FORESTIÈRES DU VAR

LE RESEAU PACA DES COMMUNES FORESTIÈRES